L'Histoire de Blandine : Comment Sauver son Restaurant face à un Commandement de Payer

La Crise : un Commandement de Payer pour 3 Mois de Loyer

Blandine exploitait un restaurant de quartier depuis 7 ans. Un passage à vide, une période creuse post-travaux de voirie devant son établissement, et 3 mois de loyer impayés se sont accumulés. Son bailleur, impatient, lui a fait signifier un commandement de payer visant la clause résolutoire de son bail.

Le message était clair : payez dans un mois, ou votre bail est résilié. Blandine, paniquée, est venue nous voir en catastrophe.

Notre Diagnostic : des Leviers Multiples

Après analyse du commandement et du dossier, nous avons identifié plusieurs axes d'intervention :

  1. Un vice de forme dans le commandement : Le décompte des sommes réclamées incluait des charges qui n'avaient jamais fait l'objet d'un état récapitulatif annuel (obligation du bailleur en vertu de l'art. L. 145-40-2 C. com.). Le montant réclamé était donc partiellement contestable.
  2. La bonne foi de Blandine : 7 ans sans aucun incident de paiement. Les impayés étaient manifestement liés à une cause extérieure et temporaire (travaux de voirie ayant réduit l'accès au restaurant de 60%).
  3. La possibilité de demander des délais : L'article L. 145-41, alinéa 2 du Code de commerce permet de saisir le juge pour obtenir des délais de paiement et suspendre les effets de la clause résolutoire.

La Stratégie en Action

1. Régularisation Partielle Immédiate

Nous avons conseillé à Blandine de régler immédiatement un mois de loyer sur les trois dus, pour démontrer sa bonne foi et sa capacité de paiement.

2. Saisine du Juge des Référés

Parallèlement, nous avons saisi le juge des référés pour demander la suspension de la clause résolutoire et l'octroi de délais de paiement pour le solde restant.

3. Contestation des Charges Indues

Nous avons également contesté une partie du décompte du commandement, démontrant que certaines charges n'avaient jamais fait l'objet de la régularisation annuelle obligatoire.

Vous avez reçu un commandement de payer ?

Ne restez pas paralysé. Des solutions juridiques existent pour sauver votre bail, même après l'expiration du délai d'un mois.

Le Résultat : le Bail Sauvé

Le juge des référés, convaincu par la bonne foi de Blandine et le caractère temporaire de ses difficultés, a accordé un échéancier de paiement sur 12 mois et a suspendu les effets de la clause résolutoire. Blandine a respecté scrupuleusement cet échéancier, et son bail a été définitivement sauvé.

L'histoire de Blandine illustre que recevoir un commandement de payer n'est pas une fatalité. La loi protège les locataires de bonne foi qui traversent des difficultés passagères.

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