La Clause d'Agrément : un Droit de Contrôle Limité pour le Bailleur

Le Principe : un Refus qui doit être Motivé et Légitime

Le refus d'agrément du bailleur « ne peut pas être discrétionnaire ». Il doit être justifié par des raisons sérieuses et objectives liées à la personne du cessionnaire (Cass. 3e civ., 15 juin 2011, n° 10-16.233 ; Cass. 3e civ., 9 mai 2019, n° 18-14.540). Un refus sans justification est par nature abusif.

Les Motifs de Refus : Légitime vs. Illégitime

1. Motifs Illégitimes (systématiquement rejetés par les tribunaux)

2. Motifs Potentiellement Légitimes

La charge de la preuve pèse sur le bailleur.

Les Recours du Locataire en Cas de Refus Abusif

1. L'Autorisation Judiciaire de « Passer Outre »

Les juges peuvent « autoriser le locataire cédant à passer outre au refus du bailleur qui ne reposerait pas sur un motif légitime » (Cass. com., 28 fév. 1956). L'autorisation est strictement personnelle — elle ne vaut que pour le cessionnaire identifié.

2. L'Action en Dommages-Intérêts

Si le refus abusif fait échouer la vente, le bailleur engage sa responsabilité et peut être condamné à des dommages-intérêts (Cass. 3e civ., 15 juin 2011, n° 10-16.233).

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Tableau Récapitulatif

SituationDroit du BailleurRecours du Locataire
Clause d'agrément dans le bailDroit de refuser pour motif légitimeSaisir le juge en cas de refus abusif
Refus non motivéAbusifAutorisation judiciaire de « passer outre » ET/OU dommages-intérêts
Refus pour obtenir un meilleur loyerIllégitimeAutorisation judiciaire + dommages-intérêts

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